C’est ainsi que l’on peut résumer les annonces faites par le
Président Nicolas Sarkozy hier lors de l’exposé de son plan de relance à Douai.
Un plan de 26 milliards d’euros va privilégier l’investissement pour relancer l’économie.
Par contre, peu de mesures ont été annoncées pour le soutien aux ménages à part une prime de 200 euros aux futurs titulaires du RSA, une prime de 1 000 euros à la casse (et l’on parle déjà de « Sarkozettes ») pour l’achat d’un véhicule neuf peu polluant et un prêt à taux zéro augmenté pour l’achat d’un logement. Rien sur l’
augmentation du SMIC ni sur une éventuelle baisse de TVA (comme en Angleterre).
Remboursement plus tôt de la TVA pour les entreprises ou de trop-perçus d’impôts, nouvelles lignes
TGV, travaux dans les
maisons de retraite et les campus universitaires, exonération des taxes patronales pour les employeurs qui embaucheront du personnel en 2009 jusqu’à 1,6 fois le SMIC, devraient, selon le Chef de l’Etat « créer tout de suite de l’activité ».
Les caisses de l’Etat et celles des entreprises publiques et des collectivités locales seront mises à contribution pour financer de grands projets d’infrastructures et pour soutenir l’automobile, ces deux secteurs représentant près de 4 millions d’actifs.
Reste que la création d’un fonds d’investissement pour la filière automobile et le lancement d’un programme de logements sociaux va aggraver les déficits publics et la dette. La limite des 3 % autorisés par
Bruxelles sera donc largement dépassée.
Avec son plan de relance, Nicolas Sarkozy table sur une croissance supplémentaire de 0,6 %.
Ce plan a été salué par le patronat et l’
UMP mais critiqué par l’opposition et les syndicats qui ont mis l’accent sur le fait que rien n’a été prévu pour le pouvoir d’achat.

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