En mars 2008, on votait à Perpignan pour élire le conseil municipal. Or, lors du dépouillement, le président d’un des bureaux de vote de la ville qui était aussi le frère d’un colistier du sénateur-maire sortant UMP, Jean-Paul Alduy, avait été pris la main dans le sac puisqu’on avait retrouvé dans ses poches et dans ses chaussettes des bulletins et des enveloppes au nom de Jean-Paul Alduy. Il avait été aussitôt mis en examen ainsi que la deuxième adjointe au maire sortant… Face au scandale, Jean-Paul Alduy avait assuré qu’il n’y était pour rien, ni lui, ni son équipe et le Conseil d’Etat avait annulé l’élection en avril 2008 pour fraude.
Aujourd’hui sept listes sont en lice : celles de Jean-Paul Alduy, sénateur UMP de 67 ans et maire sortant (45,48 % des voix au premier tour), de sa principale concurrente Jacqueline Amiel-Donat (PS, PC, MRC, PRG, CDC qui avait obtenu 44,11 % des voix en 2008 avec le Modem), Louis Alliot (FN qui avait recueilli 10,42 % des voix), Jean Codognès (divers gauche, MoDem, Verts), François Rivière (divers droite), Michaël Cufi (NPA-LO) et Raymond Faura (centriste).
Pour l’instant, les sondages effectués donnent Jean-Paul Alduy gagnant, dans la foulée des élections européennes qui ont vu l’UMP sortie gagnante des urnes, à moins que les Verts ne fassent une remontée spectaculaire…
Depuis l’annulation de l’élection en effet, la ville de Perpignan est gérée par une délégation spéciale de sept membres qui devaient assurer les affaires courantes et organiser de nouvelles élections.
Espérons cette fois, que tout sera en ordre et qu’on ne pourra retrouver des bulletins secrets dans des chaussures ou pourquoi pas dans des caleçons !

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