Ça va de plus en plus mal dans les facs ! Alors que
Valérie Pécresse a haussé le ton en menaçant les profs qui ne voulaient pas corriger les examens de sanction financière, certains étudiants n’ont pas tardé à riposter. En effet, hier après-midi, ils étaient une cinquantaine à occuper brièvement une annexe du ministère de l’Enseignement supérieur dans le 5me arrondissement de Paris (étudiants et professeurs). Les étudiants ont ensuite été évacués par la police. Dénonçant les réformes, ils ont réclamé la démission de Valérie Pécresse.
Les étudiants (une centaine) ont été conduits au commissariat car l’on a noté quelques dégradations comme une porte forcée. Une plainte devrait être déposée. Ils réclament l’abrogation de la loi sur l’autonomie des universités, ainsi que le retrait de la mastérisation, soit la modification du concours pour devenir professeur des écoles.
Au ministère, on affirme que d’autres revendications étaient proclamées pour les sans-papiers par exemple. Cela dit, les manifestants, selon d’autres témoins, ont été frappés à la matraque et la police se serait montrée particulièrement violente. Selon les propos de Valérie Robert, maître de conférence à Paris III, la police a fait usage d’une « violence disproportionnée » dans une manifestation qui était « calme ».

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