La présidente du
Medef, le syndicat patronal, a sévèrement critiqué la dernière proposition de
Barack Obama, celle de fixer à 500 000 dollars annuels (388 600 euros) la rémunération maximale des dirigeants d’entreprise qui bénéficient d’aide publique. Hier, le Président américain avait déclaré : « Nous devons tous prendre nos responsabilités. Et cela inclut les dirigeants des sociétés financières majeures, qui se sont tournés vers le peuple américain pour tendre le chapeau quand ils étaient en difficulté, alors même qu’ils se versaient leurs habituelles primes somptueuses ».
En réponse à cette déclaration, plus que juste avouons le, Laurence Parisot a rétorqué : « C’est le risque que partent des hommes ou des femmes qui sont peut-être pour partie responsables du drame économique actuel mais qui sont aussi les plus compétents (sic !) pour mettre en place les solutions. C’est aussi le risque de créer un équivalent de nationalisations dont l’histoire a prouvé qu’elles provoquaient toujours à moyen terme des formes de déclin économique ». À la place, Laurence Parisot prône toujours son éternelle auto-régularisation et charte de bonne conduite dont on sait bien qu’elle est inefficace…
Alors on ne comprend plus bien ce que pour elle veut dire le mot « compétence » puisque ce sont des chefs d’entreprises financières qui ont mené le monde dans un tel chaos économique !
En outre, pour enfoncer le clou, Laurence Parisot dans un entretien accordé à La Tribune ce jour s’est déclarée « consternée » par la grande grève du 29 janvier : « Je suis consternée quand je vois une photo des manifestations à la Une du Wall Street Journal (encore sic !) et du Financial Times. Je sais que tous les investisseurs qui pouvaient être en train de se demander s’ils iraient en France ou ailleurs, donneront ce jour là dans leurs délibérations un point négatif à la France (…) La crise est comme une tempête et je pense qu’il est de peu d’efficacité de protester contre la tempête. On fabrique de l’appauvrissement quand on fait grève pendant toute une journée. Cela coûte cher et ruine la réputation de la France ».
Autrement dit… Que tout continue comme avant et fermez vos g---les !

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