DCe n’est pas nouveau. L’on savait que quelques chefs d’Etat africains profitaient de leur position pour s’enrichir personnellement.
Une plainte a été déposée par l’ONG Transparency International accusant les présidents Omar Bongo, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang d’avoir fait leur fortune sur le dos du budget de leurs pays respectifs (Gabon, Congo Brazzaville, Guinée équatoriale). Ils sont donc accusés de recel de détournement de fonds publics.
Une enquête a été menée mettant à jour l’impressionnant patrimoine immobilier de ces personnes en France et notamment à Paris. Une nouvelle plainte vient d’être déposée devant le doyen des juges d’instruction de Paris.
Selon les plaignants, « personne ne peut croire que ces biens immobiliers dont la valeur est de l’ordre de plusieurs millions d’euros, ont pu être acquis par le seul fruit de leurs rémunérations ».
Une première plainte avait été classée sans suite en novembre 2007 au motif d’ « infraction insuffisamment caractérisée » malgré l’inventaire effectué par les services de police, inventaire qui s’était montré particulièrement opulent pour des chefs d’Etat de pays pauvres. De même, personne n’a pu ou voulu déterminer l’origine des fonds qui ont permis l’acquisition de somptueuses demeures situées dans les 16me, 8me et 7me arrondissements de Paris.
Cette nouvelle plainte vise à faire entrer un juge d’instruction dans ces affaires afin d’obtenir enfin une enquête approfondie, les plaignants considérant que l’Etat français est compétent en la matière puisque les immeubles incriminés se situent sur son sol.
Faut-il encore que la plainte soit jugée « recevable » par le doyen des juges d’instruction pour que la procédure puisse se dérouler. Il va de soi que la position du parquet va être examinée à la loupe dans cette affaire qui met en cause des chefs d’Etat africains considérés comme des « amis de la France ».
Lutter contre la corruption est le but de l’ONG Transparency International et selon cette dernière, il n’y a aucune raison pour que le dossier ne soit pas ouvert et mené à bien.
Cependant, le déroulement judiciaire de la procédure est on ne peut plus incertain étant donné les tentatives de corruption et les menaces formulées à l’encontre des plaignants et de leurs témoins.
Affaire à suivre sur ces « biens mal acquis ».

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