Les Open Bars, sont des soirées où l'on peut consommer de l'alcool à volonté, moyennant un prix d'entrée.
La nuit dernière, les députés, ont voté l'amendement qui interdit, de « consommer de l'alcool à volonté contre paiement d'un forfait ».
La Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a rappelé à l’Assemblée Nationale, qu’elle ne veut pas instaurer, une «société de prohibition et d'abstinence», face aux députés des régions viticoles qui avaient tiré à boulets rouges contre son texte, mais elle veut protéger les jeunes, contre « l'offre gratuite à volonté des boissons alcooliques dans un but promotionnel » dans les open-bars qui favorisent le « binge drinking », ce qui veut dire, en clair, la consommation rapide, avec une recherche de défonce, chez de nombreux jeunes.
L’amendement a été adopté, par les députés, tout en excluant du champ de l’application de cette interdiction, « notamment les fêtes et foires, stages oenologiques et autres opérations de dégustations, repas vins compris ». Ce compromis devra désormais être adopté par le Sénat.
Lundi prochain, sera examinée, l'autre mesure qui inquiète la filière viticole et ses représentants dans l'hémicycle, c’est la limitation de la vente d'alcool dans les stations-service, qui permet d'acheter des boissons alcoolisées à emporter, sauf entre 22 heures et 6 heures du matin. Cette interdiction existe déjà sur les autoroutes, sauf dans les régions ou l’on produit du vin et dans les restaurants ou les personnes sont autorisées à consommer un verre de vin, pendant le repas, ceci afin de lutter contre les effets de l'alcool au volant.
Madame Bachelot a aussi indiqué « Le gouvernement acceptera l'amendement pour élargir les plages horaires », de la vente d'alcool « mais il restera ferme sur l'interdiction de la vente d'alcools réfrigérés, destinés à une consommation immédiate ».
Les députés ont aussi demandé une levée de l'interdiction de la publicité pour les vins sur internet, Madame Bachelot a déjà répondu, je la cite, « Je souhaite résoudre la question de la publicité de l'alcool sur internet tout en m'assurant de la protection des jeunes » et a rajouté « En revanche, je m'opposerai à toute modification de la définition de la publicité sur alcool », en disant, qu’il y a un « bon équilibre » de la loi Evin contre le tabagisme et l'alcoolisme, qui limite fortement la publicité en faveur de l'alcool.