Après
Guantanamo, le nouveau Président américain s’attaque à un autre sujet sensible : l’avortement.
Il a ainsi autorisé le financement d’organisations pratiquant ou favorisant l’avortement à l’étranger. Il compte aussi ouvrir une concertation avec les parties concernées pour réduire le nombre des grossesses non-désirées. Il désire, de fait, « mettre fin à la politisation de cette affaire ».
Obama compte aussi demander au Congrès le rétablissement de l’aide financière américaine au Fonds des Nations Unies pour la population, organisme qui travaille pour le droit à la santé et l’égalité des chances.
Dès cette annonce, des militants anti-avortements ont manifesté devant la Maison Blanche. La veille, des milliers de manifestants étaient réunis à Washington à l’occasion de la marche annuelle « pour la vie ».
L’archevêque Rino Fisichella, Président de l’ »Académie pontificale pour la vie » du Vatican, a parlé « d’arrogance de qui se croit dans le juste, en signant un décret qui est en fait une ouverture supplémentaire à l’avortement et donc à la destruction d’êtres humains »… (Faut-il rappeler que parallèlement le Pape réhabilitait un évêque négationniste ?)
Dès le début de son mandat, Obama s’attaque donc à des sujets sensibles en totale rupture avec l’administration Bush.

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