Hier, l’AESA (autorité européenne de sécurité des aliments) a estimé que l’interdiction française du maïs
OGM Mon810 produit par l’entreprise américaine Monsanto, n’était pas justifiée. C’est la Commission européenne qui avait saisi l’AESA en début d’année concernant ce problème d’interdiction française.
La France avait en effet fait valoir une clause de sauvegarde. Or, « aucune preuve scientifique, en termes de risques pour la santé humaine ou animale ou pour l’environnement, n’a été fournie pour justifier l’invocation d’une clause de sauvegarde » selon l’AESA.
La commission européenne doit étudier cette position et par la suite, ordonner à la France de lever son embargo.
Cependant, la France a annoncé qu’elle allait maintenir sa position et le Ministère de l’écologie devrait défendre la position française devant le Conseil des ministres européen. Les états membres de l’Union européenne, qui veulent invoquer un risque pour la santé et l’environnement, doivent présenter des éléments scientifiques « nouveaux ».
Rappelons que le maïs MON810 est autorisé partout en
Europe sauf en France, en
Autriche et en
Grèce, et qu’en Espagne par exemple, sur les 400 000 hectares de maïs cultivés, 20 % sont destinés aux OGM dont au maïs incriminé par la France.

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