La Chine a déjà reporté le sommet Union Européenne-Chine qui devait se dérouler le 1er décembre à Lyon. Raison invoquée ? La rencontre qui doit avoir lieu samedi 6 décembre à Gdansk en
Pologne avec les
Prix Nobel de la paix qu’a reçu, entre autres, le
dalaï-lama et Nicolas Sarkozy, Président de l’Union européenne.
Cette rencontre doit avoir lieu pour fêter les 25 ans de la remise du prix Nobel à Lech Walesa. Or, le dalaï-lama, titulaire lui aussi du prix Nobel de la paix, doit intervenir devant le Parlement européen qui sera réuni au grand complet. Il doit aussi rencontrer le groupe de soutien des élus pour le Tibet.
Nicolas Sarkozy avait déjà fait des concessions : se rendre aux JO de
Pékin, ne pas rencontrer le dalaï-lama en août lors de sa visite en France.
Mais tout cela n’a pas l’air de suffire pour Pékin qui maintient la pression en avertissant ce jour que les relations commerciales bilatérales pourraient en pâtir comme l’affirme le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Liu Jianchao : « C’est seulement s’il y a de bonnes relations bilatérales que nous pouvons créer une bonne atmosphère pour nos relations commerciales ».
Selon le responsable du groupe des Verts au Parlement européen,
Daniel Cohn-Bendit, « la démonstration que toute la stratégie de l’UE de se mettre à genoux devant les Chinois avant les Jeux Olympiques a bel et bien échoué ».
Devant le Parlement, le dalaï-lama devrait enjoindre l’Europe à plus de « fermeté » face à Pékin puisqu’il a accusé encore mercredi la Chine de « génocide culturel » au Tibet.
Par ailleurs, le Parlement européen va remettre bientôt, soit le 17 décembre, le prix Sakharov pour la défense des droits de l’homme à Hu Jia, dissident incarcéré, ce qui a, une nouvelle fois, suscité la colère de la Chine.

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