Bravo au Monde d’avoir laissé carte blanche à Mustapha Kessous pour illustrer le racisme ambiant dans notre société ! En ce 23 septembre 2009, l’on peut lire avec émotion, quelques pages de ce journaliste confronté à des réactions primaires de rejet ou d’hésitations face à son état-civil ou à son faciès, même s’il est journaliste dans le quotidien le plus « respecté » en France.
Cette tribune a été rédigée quelques jours après la sortie de Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, à l’égard d’un militant UMP : « Quand il y en a un ça va, c’est quand ils sont plusieurs qu’il y a des problèmes » et pour ceux qui ont vu la vidéo, il ne s’agissait nullement d’Auvergnats… Certainement une blague de mauvais goût dont il a le secret mais qui révèle pourtant une non-assimilation des Français d’origine maghrébine ou une méfiance vis-à-vis de l’étranger tout court (à relire, « L’Etranger » de Camus)…
Dans cet article, Mustapha Kessous décrit les brimades, les réflexions qu’il subit au quotidien, dans sa vie et aussi dans son métier… Il s’est même présenté parfois comme Monsieur Kessous, tout court, sans oser mentionner son prénom… Et combien de fois n’a-t-il pas entendu dire « Vous êtes l’Arabe de service au Monde »
…Et puis, il y a la vie de tous les jours : les agences immobilières qui ne vous font pas confiance quand vous vous appelez Mustapha Kessous, les boîtes de nuit qui vous rejettent, les policiers qui vous contrôlent pour un oui pour un non dans les rues…
Un témoignage fort qui frappe à l’heure même où Barack Obama semble être victime à son tour d’attaques au sein même de son pays, sur sa couleur de peau.
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