C’est curieux… Ces derniers jours, Jean-Marie Messier, ex-président de
Vivendi, était sur tous les plateaux télé pour expliquer sa vision de la crise et donner des leçons d’économie à tout le monde…
Rappelons qui est Jean-Marie Messier : cet énarque est surnommé « J4M » (Jean-Marie Messier Moi-Même) ou « J6M » (Jean-Marie Messier, Moi-Même Maître du Monde), il était l’ancien patron de la Compagnie générale des eaux qui deviendra Vivendi, un très grand groupe de communication dans les années 1990, qui s’occupait entre autres, de
Canal+. Après s’être installé à New York en 2001, il fait vivre des pertes record à Vivendi en 2002 et se débarrasse de Pierre Lescure, fondateur de Canal+. Forcé à la démission, Messier reçoit des indemnités colossales de 20 millions de dollars qui font l’objet d’un contentieux judiciaire. Depuis 2005, Jean-Marie Messier vit entre New York et Paris. Il a d’abord dirigé une entreprise de conseil, Messier Partners, avec une associée Fatine Layt puis ce fut une séparation orageuse avec cette dernière avec des procédures judiciaires à la clé. Début 2007, Messier est actionnaire de Rentabiliweb avec
LVMH et Stéphane Courbit, l’ex-patron d’
Endemol. Les Etats-Unis lui interdisent tout rôle de gestionnaire sur leur sol et ce, durant dix ans. Entre-temps, Messier a eu affaire à la Justice à Paris mi—juin 2004 qui éplucha les comptes de son ancienne entreprise Vivendi. En garde-à-vue, il fut soupçonné « d’abus de biens sociaux et de manipulation de cours ». Le 7 décembre 2004, il est condamné à une amende d’un million d’euros pour avoir « délibérément diffusé des informations inexactes et abusivement optimistes ». Cette affaire avait été surnommée « le scandale financier du siècle ».
Or, le parquet de Paris a demandé un non-lieu dans cette affaire de malversations présumées. Le parquet a en effet estimé que les charges n’étaient pas suffisamment caractérisées pour un renvoi devant le tribunal correctionnel. Son avocat, Olivier Metzner, a déclaré : « Après six ans de calomnies où l’on prêtait tous les maux du monde à Jean-Marie Messier, on s’aperçoit, au terme d’une instruction fouillée, qu’aucune infraction pénale ne peut lui être reprochée ».
Cela dit, la décision de renvoyer J2M devant un tribunal correctionnel appartient au Juge d’Huy. J2M est par ailleurs visé par une procédure engagée par des actionnaires contre lui aux Etats-Unis.
À suivre…

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