Hier,
Nicolas Sarkozy a proposé de relever le plafond de défiscalisation de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune). Il a expliqué que le but était de financer les entreprises et l’emploi.
Cette proposition a provoqué une grosse
colère chez Martine Aubry qui s’est exprimée ce jour sur RTL : « Nous demandons la fin du bouclier fiscal, d’un certain nombre de niches fiscales, non seulement le Président nous dit « circulez, il n’y a rien à voir, je ne changerai rien à ma politique qui donne de l’argent à ceux qui en ont déjà », mais il en rajoute ».
Actuellement, le plafond de défiscalisation de l’ISF est de 50 000 euros. D’après Nicolas Sarkozy « Nous avons voulu que cet argent de l’ISF soit investi au service de l’emploi, et non pas simplement de la réduction du déficit (…) Mon idée, c’était que tous ceux qui paient l’ISF peuvent devenir financeurs d’une activité entrepreneuriale ». Le Chef de l’Etat suit ainsi les conseils des députés Jean-Michel Fourgous et Olivier Dassault, co-présidents du groupe parlementaire Génération Entreprise. Le gouvernement envisage donc de relever ce plafond de 50 000 à 100 000 euros qui pourront avoir droit à une réduction de l’impôt de solidarité sur la fortune, en cas d’investissement dans une PME. Pour Nicolas Sarkozy : « Ca va bien au-delà de la gauche, de la droite, c’est du bons sens (…) Car au XXIe siècle, franchement, on peut laisser derrière nous les débats idéologiques ». Pour l’instant, cet impôt n’est pas supprimé car « dans une période de crise, chacun naturellement doit faire un effort. Et personne n’aurait compris qu’on ne demande pas plus à celui qui a plus ».
…C’est donc au final moins que l’on va demander à ceux qui ont plus… Et ça, « franchement », c’est peut-être bien de l’idéologie… Et pas forcément du bon sens à l’heure où les ouvriers séquestrent les patrons tellement la colère monte face aux inégalités…
Martine Aubry s’est exclamée : « Alors là, je trouve ça franchement très grave ! C’est tout simplement, une fois de plus, permettre aux banques de proposer un certain nombre de produits pour permettre de réduire l’impôt sur la fortune de France (…) Pour aider les PME, on a donné des milliards aux banques, j’aimerais mieux que le Président de la République fasse en sorte que cet argent arrive aux PME. L’argent aujourd’hui n’arrive pas ».

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