La parfumerie, comme les autres secteurs économiques, est aussi touchée par la crise, d’autant plus qu’il s’agit de produits de luxe dont on se passe volontiers en cette période de grande incertitude. Le groupe avait été racheté en 2005 par Li Ka-Shing, milliardaire chinois. Or, étant donné la situation difficile que vit le parfumeur d’origine française, même après le traditionnel pic des ventes à l’occasion de la fête des mères et de la fête des pères, ce dernier envisage une suppression de 654 postes en France et ce, dans les prochains mois, selon la CGT. En 2006, un premier plan social avait déjà supprimé environ 500 emplois.
Cette fois, la suppression des postes concernerait 54 salariés du siège de Marionnaud à Paris ainsi qu’environ 600 vendeuses dans les magasins français, aucun magasin ne devrait pourtant fermer ses portes. La direction de Marionnaud ne s’est pas exprimée mais la CGT relève que la direction voudrait faire vite en consultant le comité d’entreprise avant les vacances. Le syndicat a publié un communiqué dans lequel il dénonce les pratiques de la direction de la parfumerie Marionnaud : « Les salariés en ont assez de servir de variables d’ajustement à une entreprise dont le seul souci est d’accumuler les profits au détriment de l’emploi ». Il dénonce également un manque d’informations et demande l’ouverture de négociations sur « l’avenir de l’enseigne et les conditions de travail et d’emploi des salariés ».
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.