Nicolas Sarkozy, alors qu’il s’était prononcé contre le principe de la grâce présidentielle en son début de mandat, a finalement décidé d’accorder des remises de peine de plusieurs mois à une trentaine de détenus qui ont été choisis pour « un comportement exemplaire ». Ainsi, certains détenus peuvent arriver à la moitié de leur peine et ils pourront faire une demande de libération conditionnelle.
Sur cette trentaine de détenus choisis figure Jean-Charles Marchiani, ancien Préfet du Var, condamné à trois ans de prison pour avoir encaissé des commissions occultes. Il est également entendu dans le cadre de l’affaire de l’Angolagate actuellement.
Du côté de la gauche, les réactions ne se sont pas fait attendre. Ainsi,
Benoît Hamon, porte-parole du PS, a évoqué « une peine raccourcie pour services rendus ou proximité partisane (…) C’est une nouvelle illustration d’une dérive du fonctionnement des institutions et de la pratique présidentielle ».
Il a poursuivi : « M. Marchiani a la particularité d’être le meilleur ami de M.
Pasqua ».
Arnaud Montebourg a de son côté évoqué des « privilèges » et « une atteinte à l’autorité de la chose jugée ». Il a ajouté : « M. Sarkozy est en train de nous reconstituer un régime aristocratique au profit de ses amis ». Noël Mamère dénonce « une dérive monarchique. Ça s’appelle : monarchie républicaine ou république bananière. Dans les deux cas, ce n’est pas glorieux pour le pays ».
Du côté de l’UMP, on soutient la décision présidentielle et, selon l’
Elysée, « il n’y a pas eu de décision spécifique concernant Jean-Charles Marchiani. C’est la justice qui se prononcera ».

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.