Il y a seize ans déjà, des chercheurs français et britanniques trouvaient un des facteurs de prédisposition à la maladie d’
Alzheimer. Trois gènes de prédisposition héréditaire étaient aussi connus.
Or, des chercheurs français de l’Inserm et des chercheurs européens viennent d’identifier deux autres facteurs de prédisposition génétique liés au développement de l’Alzheimer. Ces découvertes ont été référencées dans la revue « Nature Genetics ». Ce sont les premiers résultats encourageants depuis la mise en place du plan contre la maladie d’Alzheimer mis en place en février 2008.
Il faut dire que les causes de cette maladie sont difficiles à cerner et jusqu’à présent, les scientifiques mettaient en cause l’âge du patient, ses antécédents familiaux ou l’allèle E4 du gène code pour l’apolipoprotéine E… Une autre cause était une forme familiale assez rare qui débute avant 60 ans et les gènes responsables avaient été identifiés.
Lors de cette étude, les chercheurs se sont penchés sur 20 000 génomes humains dont 6 000 étaient atteints de la maladie.
Le rôle des deux nouveaux gènes découverts n’est pas encore connu mais ils pourraient agir sur les plaques amyloïdes du cerveau et l’agrégation anormale de la protéine Tau… Reste aux chercheurs à étudier les actions véritables de ces deux gènes, l’apolipoprotéine J qui se trouve sur le chromosome 8 et le gène CR1 sur le chromosome 1. Cela dit, certaines personnes pourraient avoir ces gènes sans être malades…
Les chercheurs britanniques ont quant à eux découvert le gène PICALM qui a un rôle dans la communication entre les neurones.
Ces découvertes ouvrent une nouvelle voie dans le combat contre la maladie d’Alzheimer dont souffrent actuellement plus de 850 000 Français qui perdent progressivement la mémoire et leurs fonctions intellectuelles.

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