Nous ne sommes pas au bout de nos surprises avec cette crise mondiale. Après Madoff, l’escroc du siècle, voilà un Japonais de 75 ans, chef d’une entreprise de literie, qui a lui aussi été arrêté ce jour pour une escroquerie se montant entre un et deux milliards d’euros.
Escroquerie pyramidale et monnaie virtuelle ont berné environ 37 000 personnes.
Outre ce fait avéré, Kazutsugi Nami, était aussi une sorte de gourou des finances à la personnalité quelque peu dérangée. Il promettait des rendements annuels de l’ordre de 36 % à ses investisseurs et avait mis en service sa monnaie, nommée « enten », soit la combinaison des syllabes venant de « yen » et de « paradis ». Il désirait en faire une monnaie mondiale unique ! Elle pouvait être utilisable dans des hôtels ou des magasins en réglant les achats par le biais d’un téléphone portable ou sur des ventes en ligne.
Le principe était simple et reposait sur la confiance. Un client versait un minimum de 100 000 yens et il recevait la somme équivalente en « enten » qu’il pouvait dépenser dans des enseignes partenaires. Il pouvait de plus, récupérer son investissement au bout d’un an. Si le souscripteur continuait ses affaires avec Kazutsugi Nami, le stock de monnaie virtuelle était renouvelé sans versement d’une autre somme d’argent.
Seulement voilà… Le système est tombé à l’eau et l’entreprise de literie L and G a fait faillite début 2007 et de fait, les intérêts n’étaient plus versés aux investisseurs et les « enten » n’étaient plus rachetés aux commerces partenaires. Le patron japonais avait dû licencier tout son personnel.
Finalement, le Madoff japonais a été arrêté ce jour ainsi que 21 collaborateurs et a clamé son innocence en disant qu’il ne regrettait rien.
Il a même promis qu’il allait rebondir en étant persuadé de son rêve fou : « A cause de la crise financière, tous les pays adopteront l’ « enten » dans les trois ans. Je brillerai, je deviendrai célèbre dans le monde entier, je transformerai la planète » a-t-il déclaré à des journalistes de la chaîne de télé nippone NHK.
Des avocats représentant environ 900 victimes ont précisé que les investisseurs hésitaient à porter plainte car « ils craignent d’être laissés pour compte s’ils quittent le groupe pour demander l’aide de la justice ».
La véritable question est : comment peut-on en arriver là avec une monnaie virtuelle et des promesses de rendement irréelles ?
En attendant, la situation du Japon est catastrophique, bien plus qu’en Europe, et
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