C’est toujours l’anarchie et l’insécurité qui règnent à
Madagascar. Hier soir, Andry Rajoelina, le maire déchu d’Antananarivo et opposant au régime, a failli être arrêté à son domicile. En effet, des diplomates avaient rendu visite à celui qu’on surnomme « TGV » pour tenter de le faire revenir à la table des négociations.
Pendant ce temps, des partisans du maire s’étaient réunis dans le quartier où réside Andry Rajoelina, Ambatobe, pour empêcher une éventuelle arrestation du leader de l’opposition. Les forces de l’ordre sont intervenues en franchissant un premier barrage et en lançant des grenades lacrymogènes pour disperser la foule, sans succès, mais plusieurs personnes ont été blessées.
Dans le même temps, le lycée français d’Antananarivo, qui se trouve à une centaine de mètres du logement de Rajoelina, a été bloqué par ses supporters. Ils recherchaient des enfants de personnalités politiques. Ainsi, un barrage a empêché le départ des bus scolaires et quelque 500 élèves étaient bloqués hier soir. Par mesure de sécurité, les élèves ont été placés dans différentes salles de l’établissement. Les forces de l’ordre étant intervenues, les élèves externes ont pu être évacués aux Charmilles, une résidence des personnels de l’Ambassade de France. Le lycée est fermé aujourd’hui.
Depuis mercredi, les forces de l’ordre interviennent sur ordre du
Président Marc Ravalomanana pour rétablir l’ordre.
Depuis plusieurs semaines, Madagascar est plongée dans une crise politique majeure et l’on recense une centaine de morts depuis le début des violences le 26 janvier.

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