Alors que le mot « récession » avait du mal à sortir de la bouche des dirigeants gouvernementaux il y a encore quelques semaines, certains économistes parlent de « dépression » et non plus de « récession » en France.
La dépression est bien plus grave que la récession. Après l’annonce du déficit extérieur et la chute de 2,7 % de la production industrielle française annoncée lundi par l’
INSEE, de grands économistes lèvent le voile et déclarent que la France est entrée en dépression selon Boursorama.com.
Il en est ainsi de Marc Touati qui parle de « record historique » dans la baisse de la production industrielle, avec un taux jamais atteint depuis janvier 1981 avec évidemment, la baisse de la production automobile de 14,3 % en octobre, soit une baisse de près de 30 % sur un an. Faillites et fusions sont à prévoir et donc licenciements.
Frédérique Cerisier de
BNP Paribas note aussi ce repli de la production industrielle depuis septembre surtout dans le secteur manufacturier. D’autres chutes seraient à attendre dans les mois à venir. Même analyse pour Alexander Law chez Xerfi pour qui la situation va encore se dégrader d’ici la fin de l’année. Une baisse du PIB est inéluctable. Il ne faudra pas s’attendre à des miracles avec la prime à la casse dans le secteur de l’automobile, prime qui ne va pas forcément favoriser les voitures neuves françaises. Les biens d’équipement devraient aussi être touchés avec une baisse de livraisons prévue en Chine.
En bref, l’industrie française en récession pour de longs mois va entraîner une dépression avec de lourdes conséquences sur le commerce extérieur et sur l’emploi.

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