C’est le site Internet Backchich.info qui a révélé l’affaire : des mouvements de fonds considérables et suspects ont eu lieu à la Société Générale. Début octobre, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des « flux suspects » qui ont circulé sur des comptes ouverts par « une cinquantaine de sociétés » mais leur nationalité n’a pas été divulguée. C’est la cellule antiblanchiment du Ministère des Finances, nommée Tracfin, qui a attiré l’attention du parquet .
Pour l’instant, l’on sait que ces flux d’argent transitaient depuis la France vers la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg. Aucune indication n’est apportée sur le montant des transactions ni même sur le nombre exact de ces comptes mais selon des sources judiciaires « Nous ne pouvons tirer aucune conclusion mais de tels flux peuvent laisser supposer qu’il s’agit de blanchiment d’argent ». La sous-direction des Affaires économiques et financières de la
préfecture de police est en charge de l’affaire.
Selon Backchich.info, des sommes litigieuses ont été investies dans des programmes
immobiliers en France notamment pour des tours à La Défense, des centres commerciaux et des immeubles de bureaux. Le porte-parole du Parquet a indiqué : « Tracfin fait état de flux financiers importants entre une cinquantaine de sociétés françaises et étrangères qui ont toutes leurs comptes à la Société Générale ».
Ces flux seraient de plusieurs dizaines de millions d’euros sur quelques mois. Ces sociétés étaient toutes des filiales les unes des autres et le montage financier est suffisamment complexe pour que l’enquête soit confiée à la brigade financière qui devra comprendre les raisons d’une telle dissimulation car l’origine des fonds est totalement opaque.

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