Même lutte pour les salariés de
La Redoute et des
3 Suisses : défendre l’emploi et négocier sur les licenciements annoncés. Hier, à
Roubaix, environ 150 employés de La Redoute ont défilé dans la rue de l’Alma qui rejoint le centre social. Ils ont fait signer une pétition par quelque 41 000 clients des magasins qui sont menacés de fermeture et protestent contre la suppression de 672 emplois.
Ce jour, les salariés de La Redoute vont rejoindre les grévistes des 3 Suisses qui vivent les mêmes problèmes. Aux 3 Suisses à Croix en effet, le comité d’entreprise réuni ce matin va discuter de la suppression de 674 emplois. Il se pourrait que si les syndicalistes n’obtiennent pas satisfaction, les salariés de La Redoute et des 3 Suisses s’unissent pour une action commune comme l’a indiqué le délégué syndical de Sud à La Redoute, Grégory Caron : « On a les mêmes problèmes et les mêmes solutions sont utilisées par nos patrons pour les régler. Mais ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences de politiques d’entreprises qui ont toujours été destinées aux actionnaires ». Les représentants de l’unité syndicale ont déclaré : « On est dans une semaine décisive ». Mercredi et jeudi, ils doivent rencontrer leur direction pour une séance de négociations, La Redoute devant apporter des solutions chiffrées par rapport à l’accompagnement social des personnes qui vont être licenciées. Des discussions devraient porter aussi sur les mesures d’âge alors qu’aux 3 suisses, des retraites anticipées semblent déjà prévues. La seule différence entre les deux entreprises, c’est que La Redoute ferme des points de vente alors que les Trois Suisses vont en ouvrir…
Le problème des deux grands géants de la vente par correspondance est certes lié à la crise, les Français dépensant moins en habillement et en accessoires pour la maison. Il est aussi le fait sans doute d’une mauvaise approche du marché en un temps. En effet, Quelle par exemple, le vpciste allemand, a depuis très longtemps abordé le marché de la vente par Internet alors que les deux entreprises françaises ont attendu avant de se lancer sur ce nouveau marché prometteur. Pour certains analystes, ce positionnement était incompréhensible étant donné le fichier énorme des clients des deux sociétés nordistes ! Quoi qu’il en soit, les deux géants de la VPC français, sont comme tant d’autres entreprises aujourd’hui, obligés de diminuer leurs coûts et de licencier, le catalogue papier devenant de moins en moins rentable.
Comme on est plus fort à deux que tout seul, les syndicats pensent désormais à faire concorder leurs actions, d’autant plus que 40 000 signatures de soutien de la part du public, ce n’est pas rien !

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