« Livre La Mauvaise Vie »…
« La Mauvaise Vie » de Frédéric Mitterrand raconte surtout l’histoire d’un mec paumé, qui ne sait plus où il est, ni qui il est. « La Mauvaise Vie » fait état d’une enfance pas très gaie (quoi que d’aucuns diront qu’être élevé dans le luxe n’est pas si mal en soi)… C’est le parcours d’un enfant, devenu homme, mais pas vraiment homme au sens où on l’entend… C’est une sorte de « déversoir » comme peuvent le faire moultes personnes qui savent qu’elles vont être éditées parce qu’elles ont un nom ou une situation… Une espèce de biographie malsaine par rapport à des gens simples, non parisiens, et qui bossent du matin au soir sur des chaînes de montage ou dans des fonderies ou dans des supermarchés… Il n’y a rien de bien révolutionnaire dans cette autobiographie, ou dans ce récit… Puisque l’auteur lui-même ne le qualifie pas ou ne veut pas le qualifier de « roman ». Mais pourtant, il existe dans « La Mauvaise Vie » beaucoup d’éléments autobiographiques et le langage ou la sémantique ne peuvent pas l’occulter.
la mauvaise vie frédéric mitterrand
Comparer « La Mauvaise Vie » à « Plateforme » de Houellebecq, comme je l’ai entendu dire, est un non-sens. Parce que Houellebecq, dans ce qu’il qualifie de roman, est bien tel car il pousse le lecteur au dernier degré du savoir-lire, en bousculant ses repères, sans pour autant prétendre qu’il est le sujet du roman.
Ce que n’a pas fait Frédéric Mitterrand…
… Et c’est là où se situe la diagonale, la limite à ne pas franchir, entre un véritable écrivain et entre un écrivaillon qui a un nom.
Cela dit, « La Mauvaise Vie » est une sorte de méa culpa, comme son nom l’indique, avec des retours en arrière que les ouvriers sur les chaînes de montage ne pourraient pas accepter… Car avant « La Mauvaise Vie », il y avait certainement, « La Bonne Vie »… Soit une insulte à ceux qui n’ont pas le parler, le phrasé de Frédéric Mitterrand…
En aucun cas, il ne faut faire l’amalgame entre un véritable écrivain, Houellebecq et quelqu’un qui n’a fait, depuis tout petit, que profiter d’un nom… Même si l’auteur semble un peu sympathique car agressé de toutes parts…
Dans « La Mauvaise Vie », il n’y a rien d’autre qu’une confession et la demande d’un pardon, ce qui n’est pas si mal non plus…
Mais… Que l’on ne compare pas Houellebecq à Mitterrand… Cela n’a rien à voir. D’un côté, vous avez un véritable écrivain, de l’autre, un vieux gamin qui a voulu s’épancher et avouer ses fautes… Dommage qu’il ne l’ait pas reconnu publiquement en s’abritant derrière une sémantique qu’il sait si bien manier…