Olivier Besancenot a enterré la Ligue Communiste Révolutionnaire pour opter pour le Nouveau Parti Anticapitaliste. C’est vrai que ça sonne un peu mieux, surtout dans les temps actuels. De mai 1968 à février 2009, c’est un peu plus de quarante ans de militantisme qui semblent remis en cause. Mais dans le fond, est-ce si différent ?
Olivier Besancenot a expliqué que « On ne peut faire du neuf uniquement avec du vieux »… Certes, si les idées changent. Il fallait créer un nouveau parti qui rompe avec l’image extrémiste de la LCR. Tout ceci serait le fruit d’une longue, très longue réflexion qui durait depuis 1992, soit la chute du mur de Berlin d’après François Coustal, membre de l’organisation.
Après être resté longtemps très minoritaire, le talent d’orateur d’Olivier Besancenot et sa présence dans les médias ont fait monter les suffrages et le nombre des sympathisants. Pour gagner encore plus de terrain, il fallait un autre nom, toujours ancré à gauche mais se débarrassant des vieux clichés.
Pour résumer, le NPA ne sera plus affilié au mouvement trotskiste mais se rapprochera plus des préoccupations environnementales et sociétales sans pour autant changer de cap. Certains dissidents de Lutte ouvrière ont aussi rejoint le NPA.
Ce parti remporte déjà un franc succès avec près de 9 000 personnes adhérentes au lieu des 3 500 membres de la LCR. Parmi les nouveaux adhérents, l’on trouve des syndicalistes de Sud ou de la CGT ainsi que des militants associatifs mais aussi des primo adhérents ou des transfuges du parti communiste, des Verts, mais aussi du parti socialiste.
Bref… rien vraiment de changé sur le fond, juste un toilettage pour éviter que le sigle LCR fasse peur ou dérange.
Evidemment, tout cela change la donne politique à gauche, le NPA étant désormais une force avec laquelle il faudra compter.

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