Une enquête préliminaire pour « abus de confiance » a été ordonnée par le Parquet de Paris le 10 décembre pour des faits présumés d’abus de confiance. Des mouvements de fonds suspects auraient été effectués depuis janvier 2006 sur les comptes des associations
SOS Racisme et Fidl, Fédération indépendante et démocratique lycéenne.
Plusieurs perquisitions ont donc eu lieu ce matin dans les locaux de ces associations et au domicile de
Julien Dray, député socialiste.
La cellule Tracfin qui lutte contre le blanchiment et qui dépend du ministère des Finances aurait saisi les policiers de la brigade financière. En effet, des virements suspects auraient été détectés au préjudice de la Fidl et des Parrains de SOS Racisme. Cette procédure viserait aussi deux autres personnes de SOS Racisme, qui seraient mandataires sur le compte de la Fidl. Il s’agit de Nathalie Fortis, attachée de presse et de Thomas Persuy, directeur administratif et financier dont le domicile a été perquisitionné.
Selon les premiers éléments de l’enquête, Nathalie Fortis aurait encaissé un chèque de 10 500 euros pris sur le compte de l’association ainsi que 26 autres chèques représentant un montant de 11 301 euros. Dans le même temps, elle aurait débité deux chèques destinés à Julien Dray pour un total de 12 300 euros.
Nathalie Fortis et Thomas Persuy auraient par la suite versé 102 000 euros sur le compte de Julien Dray et du liquide aurait été retiré des comptes de l’association.
D’autres sommes provenant de particuliers auraient également été versées sur le compte de Julien Dray. L’un deux aurait obtenu un marché public en Île-de-France (Julien Dray est vice-président de la région).

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