La mort de
Michael Jackson a éclipsé sur la toile l’élection truquée en
Iran et les manifestations qui s’en sont suivies. Pourtant, là-bas, le monde ne s’est pas arrêté et les répressions se poursuivent… Ainsi, les autorités iraniennes ont arrêté neuf employés de l’ambassade de Grande-Bretagne et actuellement, selon des responsables britanniques, deux personnes iraniennes au service des Britanniques seraient toujours en détention. L’ayatollah Ahmad Jannati, Président du Conseil des gardiens de la révolution, a prétendu qu’ils seraient jugés pour leur implication présumée dans les manifestations consécutives à l’élection controversée du 12 juin. Selon lui « ils seront jugés car ils ont fait des aveux »… À
Londres évidemment, l’on est très inquiet. Le porte-parole du Foreign Office a déclaré : « Tout ce que nous pouvons dire, c’est que deux de nos employés restent en détention. Je répète ce que nous avons dit cette semaine, les accusations à leur encontre sont sans fondement ». De fait, les états membres de l’Union européenne ont tous convoqué les ambassadeurs d’Iran et ce, de manière coordonnée. Il s’agit de protester ouvertement contre le maintien en détention de ces deux employés ainsi que contre l’arrestation d’un journaliste grec. C’est le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, dont le pays vient de prendre la présidence de l’Union européenne, qui s’est exprimé au nom de l’Europe en présence de
Nicolas Sarkozy à
Stockholm : « Il est clair que nous devons afficher notre solidarité, que nous sommes unis » tandis que le Président français ajoutait : « Aux Anglais maintenant de nous dire ce dont ils ont besoin mais notre solidarité est totale »… Oui, bien sûr… Sauf que pour l’instant aucune mesure sévère n’a été prise comme le refus de visa à des responsables iraniens… En effet, les représentants des 27 pays de l’Union européenne, réunis vendredi à
Bruxelles, ont défini une « réponse graduée »… Encore beaucoup de bla-bla pour aucun résultat ! Mais il faut dire aussi que le dossier du nucléaire est très sensible, l’Europe ne voulant pas compromettre une reprise des négociations à ce propos… Pour preuve, les déclarations d’un haut responsable militaire iranien qui estimait mercredi que l’Europe était « disqualifiée » pour ces négociations en raison de son « ingérence » dans les affaires intérieures iraniennes…

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