Dimanche après-midi, des policiers et des agents en civil ont pénétré dans le Centre des défenseurs des droits de l’homme (CDDH) à Téhéran.
Cette ONG a été fondée en 2002 par le prix Nobel de la paix Shirin Ebadi et cinq avocats iraniens qui défendent les prisonniers politiques gratuitement.
Une remise de prix à un militant devait s’effectuer en présence de 300 invités mais la police a fait évacuer les lieux et a apposé des scellés à l’entrée du centre.
Karim Lahidji, avocat et Président de la Ligue de défense des droits de l’homme en Iran a déclaré au journal Le Monde : « Dans le contexte actuel de répression, ce centre est devenu la seule voie de recours pour protester contre les arrestations et toutes les exactions ». Il a ajouté : « L’Iran a atteint un record d’exécutions, pratiquement une par jour, y compris des mineurs et des simples d’esprit. Les minorités, les étudiants, les politiciens indépendants : personne n’y échappe (…) Des dizaines de journaux ont été fermés.» De même, « la campagne de récolte de signatures des femmes pour l’égalité a conduit à la condamnation de 42 d’entre elles ».
Les autorités judicaires accusent l’ONG de se livrer à des activités illégales. À
New York, devant l’Assemblée générale des
Nations Unies, s’est déroulée le 18 décembre une dénonciation de la situation des droits de l’homme en Iran selon un rapport de Ban ki-moon qui reprenait les termes d’un rapport fourni par le centre de Shirin Ebadi qui a annoncé que le centre porterait plainte et qu’une conférence de presse aura lieu mardi.

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