C’est les premiers pas en matière de paiement par téléphone mobile.
L’initiative Ergosum, c’est « ergonomie des services sur mobile », dont l’objectif est de proposer une solution unique prenant en compte les besoins et aspirations des commerçants et des distributeurs et surtout sans rupture entre Visa et Mastercard .
Les distributeurs de la grande distribution
Auchan,
Carrefour,
Castorama,
Fnac, Kinepolis,
Jules,
Leroy Merlin, Le Groupement des
Mousquetaires, les services financiers de
Banque Accord,
Cofidis,
Finaref, LaSer et les opérateurs
Orange,
Bouygues Telecom et
SFR viennent de se mettre d’accord pour avancer rapidement sur l’établissement d’un cahier des charges techniques dans le domaine du paiement à partir d’un téléphone portable, grâce à la technologie NFC (Near Field Communication), qui vise à développer, à travers des tests grandeurs nature, pour les solutions de paiement à l'aide d'un téléphone mobile, qui transmettra des données par radio-fréquence à très courte distance pour une plus grande sécurité. Il suffira d'approcher son mobile (équipé d'une puce NFC) d'une borne de paiement pour régler ses achats et le montant sera ensuite directement débité sur le compte.
Ersosum est placé sous l’égide du Pôle de Compétitivité situé en région Nord-Pas de Calais. Les premiers résultats des travaux devraient être publiés courant du premier trimestre 2009, pour servir de base aux expérimentations et déploiements sur le terrain envisagés sur les années 2009-2010.
Tous les acteurs, s’intéressent ainsi aux parcours client et à l’ergonomie d’utilisation des différents services mobiles sans contact lors du passage en caisse comme par exemple le paiement, l’utilisation de coupons électroniques, l’attribution de points fidélité. La technologie n'est toujours pas présente dans les terminaux actuels. Il faudra donc attendre que les constructeurs sortent de nouveaux modèles compatibles NFC.
Les banques, de leur côté craignent que les opérateurs téléphoniques, entrent en concurrence avec elles, en reproduisant le modèle du puissant NTT DoCoMo au Japon ! D’autre part, Luc Chatel, secrétaire d’Etat chargé de l’Industrie et de la Consommation, disait en mai 2008, que les principaux freins, à ce nouveau mode de paiement, relevaient de la « sacro-sainte question du partage de valeur entre les acteurs ». A savoir, qui va payer pour le développement du paiement sans contact et en tirer les fruits ?. D’autres expérimentations, notamment à
Caen et à
Strasbourg, sont menées sur ce sujet depuis 2007.

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