À Marseille, la population manifeste contre le projet d’incinérateur initié par la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM). En effet, dernièrement, le président PS de MPM voulait en effet augmenter la part méthanisation de l’usine tout en recourant quand même à l’incinération dès 2010. Cela dit, le président du Conseil général
Jean-Noël Guérini évoque la possibilité « de substituer à terme la méthanisation à l’incinération » grâce à un financement avec plusieurs collectivités locales. Des manifestations ont également eu lieu dans l’Oise.
En effet, si les nouveaux incinérateurs d’ordures ménagères sont surveillés et encadrés par une réglementation plus stricte, les vieux incinérateurs présentent des risques pour la santé. Une étude du Bulletin épidémiologique concernant les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin, de l’Isère et du Tard, a démontré le lien existant entre la présence d’un incinérateur et le développement d’un cancer du système lymphatique, ce développement étant encore plus accentué chez les femmes (+ 12 % chez les riverains hommes, + 18 % chez les femmes). Les incinérateurs mis en place depuis 2000 auraient moins d’effets de corrélation. Cependant, dans les anciens modèles moins sécurisés, l’exposition aux dioxines a été démontrée par de nombreuses observations qui montrent un lien indéniable entre une exposition ancienne aux rejets atmosphériques et l’apparition de tumeurs. Chez la femme particulièrement, les anciens incinérateurs ont eu une véritable conséquence sur l’apparition de cancers, toutes zones confondues (
cancer du sein, lymphomes malins, etc.). Cependant les chercheurs précisent bien que « portant sur une situation passée, ses résultats ne peuvent pas être transposés à la période actuelle ». L’étude « dioxines et incinérateurs » datant de 2005 et menée par l’Institut de veille sanitaire avec l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, n’avait pas démontré de surimprégnation chez les riverains par la dioxine, les PCB, le plomb et le cadmium. Par contre, la consommation des produits locaux augmentait cette imprégnation.
À Gilly-sur-Isère, une autre étude scientifique faisait état que la survenue de lymphomes non hodgkiniens avait aussi un lien avec l’exposition environnementale à la dioxine.
Ce sont donc bien les vieux incinérateurs qui sont mis en cause comme le révèle l’étude récente de l’Institut de Veille Sanitaire. Il présente l’ensemble des études menées sur cette problématique. Ces travaux prouvent l’influence possible des agents chimiques rejetés sur la fréquence des cancers à l’époque où le taux des rejets était très élevé. Cependant, les résultats de cette étude ne conduirait pas à recommander des mesures de prévention supplémentaires pour les personnes anciennement exposées. Cela dit, les sols demeurent contaminés en cas d’incinérateur qui était fortement émetteur et il est recommandé de ne pas consommer d’œufs de poules par exemple ayant été élevés sur ces sols. Par contre, l’herbe n’est pas concernée et on peut donc tout à fait consommer du lait de vache.
En conséquence, d’après l’INVS, il n’y aurait plus de problème avec les nouveaux incinérateurs et les nouvelles études épidémiologiques devraient davantage s’orienter vers d’autres sources de pollution industrielles moins réglementées.

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