Le plus important incendie de ces trois dernières années en France, s’est déclaré mercredi en début d’après-midi, menaçant les quartiers Est de Marseille et progressant vers le sud. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer hormis un pompier qui a été brûlé et deux autres intoxiqués ainsi que deux policiers intoxiqués eux aussi par les fumées. À l’origine de ce gigantesque incendie, un chef de section du 1er régiment étranger de la Légion à Aubagne qui a permis d’effectuer des tirs de balles traçantes dans le camp de Carpiagne, situé entre Marseille et Cassis. Or, les consignes interdisaient formellement ce genre de tirs. Il a été suspendu de ses fonctions et une enquête a été ouverte par l’armée en complément d’une enquête de la gendarmerie. Lors de cet incendie, des pensionnaires d’une maison de retraite ont été évacués ainsi que des personnes handicapées d’un centre spécialisé dans le quartier sud de La Panouse. Une bergerie a brûlé, ainsi que cinq cabanons et plusieurs maisons. Quelque 1 100 hectares ont été incendiés. L’incendie, ce matin, était « circonscrit et sous contrôle » selon le contre-amiral Philippe Pancrazi, commandant des marins-pompiers de Marseille. Ces derniers restent cependant vigilants ce matin car un vent de 70 km/h souffle dans la région. Près de 500 hommes sont encore sur place répartis sur huit kilomètres. Le porte-parole des marins-pompiers a déclaré : « Les feux résiduels dans les massifs ne sont pas inquiétants mais on est très vigilant contre les nouveaux départs en périphérie urbaine entre La Barasse et Vaufrèges ». La route départementale 559 est toujours coupée ce matin. Le préfet de région Michel Sappin, n’a pas caché sa colère en dénonçant « l’imbécillité du geste » des militaires de Carpiagne. « L’an dernier, c’était la même chose près du camp de Canjuers, ça avait été le plus grand feu de l’été ». L’essentiel est pour l’instant que le feu soit circonscrit même si les dégâts sont considérables dans la région et il faut saluer, une fois de plus, l’efficacité et le courage des pompiers qui ont veillé toute la nuit avec de grands renforts de moyens aériens dont un hélicoptère bombardier d’eau et deux Canadair. Pour Guy Teissier, député UMP et promoteur du projet du futur parc national des Calanques, c’est une vraie « catastrophe humaine et écologique ».
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