Si les pompiers sont parvenus à arrêter la progression des incendies en Grèce, certains feux menacent encore les zones habitées au nord de la capitale malgré l’atténuation des vents. Déjà, plus de 15 000 hectares de forêts et de garrigues ont été brûlés et des milliers d’habitants ont été évacués. Heureusement, il n’y a pas eu de victimes. Seules cinq personnes ont été légèrement brûlées et quelques dizaines d’autres intoxiquées par les fumées. Le site de Rhamnus et ses vieux temples près de Marathon étaient en danger mais le gouvernement a envoyé des moyens supplémentaires. Des bénévoles ont été appelés en renfort ainsi que des soldats pour aider les 2 000 pompiers en place à lutter contre ce gigantesque incendie qui s’étendait sur plus de 50 km au nord-est de la capitale grecque. Plusieurs pays ont envoyé aussi des canadairs en renfort comme la France, l’Italie, Chypre, l’Autriche ou encore la Turquie voisine.
Depuis 2007, c’est le plus grand sinistre qui se déroule en Grèce et la polémique enfle à propos d’un plan de lutte anti-incendie non abouti. Enfin, certains incendies pourraient être d’origine criminelle si l’on en croit Dimitris Karavellas du Fonds mondial pour la nature (WWF), l’Etat n’étant pas assez sévère selon lui vis-à-vis des promoteurs qui construisent des bâtiments de manière illégale : « Il y a toujours une ambiguïté sur le fait de savoir où commence la forêt et où se terminent les zones résidentielles. Tant que cela durera, ce sera une incitation pour déclencher des incendies ».

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