Le virus H1/N1 est un virus mortel de la grippe de type A. Son nom se réfère à deux sous-types d’antigènes : l’hémagglutinine de type 1 et la neuraminidase de type 1. Une de ses combinaisons fut à l’origine de la grippe espagnole de 1918 et l’on ne sait pas pourquoi ce virus disparut à l’époque. Une autre forme du virus H1N1 a aussi été responsable d’une pandémie en 1977-1978 avec des conséquences beaucoup moins catastrophiques cependant.
Le virus de la grippe porcine actuelle est une nouvelle variante du virus H1N1. Cette nouvelle souche est particulièrement virulente car elle touche des hommes jeunes et en bonne santé ce qui veut dire qu’elle est très pathogène et donc, à risque pandémique.
Selon le CDC (Centre américain de contrôle et de prévention des maladies), les cas américains de la grippe porcine sont dus à un virus H1N1 qui est une recombinaison d’éléments génétiques provenant de quatre virus différents soit un mélange de grippe porcine, de grippe aviaire, de grippe humaine A H1N1 et d’un autre virus de grippe porcine trouvée en Europe et en Asie… De là la complexité des études car il s’agit « d’un mélange exceptionnel et jamais rencontré de séquences génétiques ». De là aussi le fait que l’appellation « grippe porcine » soit incorrecte puisqu’on ne sait pas qui a infecté qui, du porc, de l’oiseau ou de l’homme… Dans deux cas, une séquence génétique a pu être obtenue et les scientifiques travaillent actuellement sur un vaccin. Ce virus spécifique est sensible au Tamiflu (oseltamivir) et au Relenza (zanamivir) et les patients traités semblent bien réagir au traitement.
Les scientifiques ne comprennent pas non plus pourquoi les cas mexicains provoquent des décès alors que les cas américains sont relativement bénins !

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