Une grève générale est
organisée en Guadeloupe depuis le 20 janvier à l’appel de très nombreuses organisations syndicales, politiques et culturelles, qui protestent contre la vie chère.
Elles se sont regroupées dans un collectif, « kont pwofitasyon » (contre l’exploitation outrancière). Un programme de 120 revendications a été établi. Parmi ces revendications, l’on peut citer l’
augmentation du SMIC, la baisse des prix des produits de première nécessité, de l’eau, de l’électricité mais aussi la baisse des impôts et taxes.
La Guadeloupe comprend 115 stations-service qui sont toutes fermées. Sept ont été réquisitionnées par la Préfecture pour les professions prioritaires (
médecins,
pompiers, ambulances, etc.). Certains centres commerciaux sont aussi fermés ainsi que des écoles.
EDF, touchée par les grèves, opère des délestages tournants. Ce sont donc 20 000 foyers qui sont privés d’électricité chaque jour pendant environ deux heures. Quant à la Générale des Eaux, elle a relevé des actes de malveillance à l’origine d’interruptions de la distribution.
Hier, une grande manifestation s’est déroulée à Pointe-à-Pitre réunissant quelque 8 000 personnes selon la Préfecture mais aucun incident n’a été relevé. Durant la manifestation, les personnes chantaient « La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo : yo péké fè sa yo vlé an péyi an-nou » (La Guadeloupe nous appartient, elle ne leur appartient pas : ils ne feront pas ce qu’ils veulent dans notre pays).
À l’issue de la manifestation, le collectif devait participer à une réunion avec le Préfet Nicolas Desforges, réunion à laquelle devaient prendre part les présidents des Conseils régional et général, les parlementaires et le patronat local.

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