Les manifestations et les heurts continuent chaque jour en
Grèce. Cette nuit, des jeunes se sont encore opposés à des policiers près de l’Ecole Polytechnique d’Athènes. Une veille avait été organisée un peu auparavant, en mémoire du jeune lycéen de 15 ans, Alexandros Grigoropoulos, tué par un policier il y a deux semaines.
Des centaines de personnes ont utilisé des pierres et des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. Elles ont aussi mis le feu à des poubelles dans la banlieue nord d’Athènes. Des jeunes ont également lancé des cocktails Molotov sur l’Académie de police et ils ont mis le feu à six fourgons de police. D’autres s’en sont pris à un établissement public qui abrite une société de services interbancaires. Le feu a été maîtrisé et l’on a noté que des dégâts mineurs.
Les forces anti-émeutes ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. A Héraklion, en Crète, des émeutes se sont également déroulées avec des dégâts matériels.
La colère est toujours aussi palpable en Grèce et cette colère tend à se propager à toute la société grecque. Selon la police, ces attaques proviennent de petits groupes anarchistes.
Reste que plus de 700 lycées et que plusieurs universités demeurent occupés. Les lycéens doivent se réunir le 6 janvier pour décider de la suite à donner au mouvement.
Les syndicats et les partis d’opposition de gauche sont entrés dans le jeu en critiquant sévèrement le gouvernement de droite empêtré dans des scandales de corruption.
Bref… Le climat est toujours aussi lourd en Grèce où les observateurs craignent une contagion du mouvement lycéen et étudiant à toute la société.

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