Après la mort d’un adolescent tué par la police samedi soir,
la Grèce connaît de violentes émeutes qui nous rappellent celles de 2005 en France.
Rues bloquées, voitures et commerces incendiés, échauffourées entre la police et les manifestants sont le spectacle que l’on peut constater à Athènes.
La contestation sociale et politique est en forte augmentation en Grèce. Plusieurs milliers de manifestants étaient réunis dimanche à Athènes mais aussi dans les grandes villes du pays.
La situation s’est envenimée hiver soir. Cinq policiers ont été blessés à Athènes et un autre à Patras dans le Péloponnèse.
Les étudiants occupent l’école polytechnique et la faculté de droit. L’ un d’eux a évoqué la préparation d’une « révolte ».
Le premier ministre conservateur Kostas Karamanlis a exprimé ses condoléances à la famille de l’adolescent tué. Le policier qui a tiré est inculpé pour « homicide volontaire », son coéquipier étant lui aussi inculpé pour complicité.
Mais cela n’a pas l’air de suffire pour calmer les esprits. En réponse, le leader de gauche a demandé une dissolution de l’Assemblée et des élections anticipées.
Le climat qui règne en Grèce est explosif et tout est remis en cause par la grande majorité des Grecs : l’Etat et ses scandales, l’Eglise, les juges, la police, le chômage, le système éducatif, les politiques en général… Ce soir, des marches sont organisées par la gauche et mercredi est prévue une grève générale.

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