Un Cessez-le-feu unilatéral à Gaza a été signé par Israël à 2 h locales (OOh GMT) mais a été rejeté par le Hamas qui a déclaré que cette trêve ne mettait pas fin à sa « résistance » face aux forces israéliennes. Le Porte-parole du Hamas à Gaza, Faouzi Barhoum, a déclaré : « Un cessez-le-feu unilatéral ne signifie pas la fin de l’agression et la fin du siège. Ces derniers constituent des actes de guerre et par conséquent, cela ne signifie pas la fin de la résistance ».
Dans les minutes qui suivaient l’annonce de ce cessez-le-feu par Ehud Olmert, d’après un porte-parole de l’armée israélienne « Cinq roquettes au moins ont été tirées et quatre d’entre elles sont tombées près de la ville de Sderot ». On ne dénombre pas de victimes.
De fait, des appareils israéliens ont attaqué les bases de départ de tirs de roquettes dans la bande de Gaza. Un affrontement a également opposé des soldats israéliens et des combattants palestiniens à proximité du camp de réfugiés de Djabalya, dans le nord de la bande de Gaza.
Ce cessez-le-feu est donc très fragile.
Cela dit, les blindés israéliens commencent à quitter le nord de la bande de Gaza selon un photographe de l’agence Reuters. Ehud Olmert a aussi déclaré que les forces israéliennes resteraient pour le moment à Gaza. Il a affirmé que le Hamas avait été « sévèrement battu » et que sa capacité à tirer des roquettes sur Israël était sérieusement limitée.
Par ailleurs, des accords ont été établis avec l’Egypte, accords soutenus par la communauté internationale, pour empêcher le Hamas de se réarmer. La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne seraient prêtes à envoyer des navires de guerre pour empêcher la contrebande d’armes vers Gaza.
Ce jour va se réunir à Charm el Cheikh un sommet international auquel vont participer le Président égyptien Hosni Moubarak,
Nicolas Sarkozy, le Président palestinien Mahmoud Abbas, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, Gordon Brown et
Angela Merkel. Seront absents les dirigeants israéliens.
Cela dit, malgré ce cessez-le-feu, le manque d’accord avec le Hamas pourrait avoir des conséquences sur l’approvisionnement de fournitures à Gaza.
Une reconstruction de la région est envisagée. Le porte-parole israélien a déclaré qu’en cas d’accalmie, Israël était prête à augmenter les livraisons humanitaires à Gaza tout en excluant la levée du blocus du territoire tant que le soldat Gilad Shalit, enlevé en 2006, ne serait pas libéré par ses ravisseurs palestiniens.
En trois semaines, cette guerre aura tué 1 245 Palestiniens dont 410 enfants et 108 femmes et fait plus de 5 300 blessés selon le bilan établi par les services d’urgence de Gaza.