Alors que la tension est à son comble,
Israël ne respectant pas la trêve des trois heures quotidiennes pour évacuer les blessés et soigner la population, le bilan des victimes s’alourdit d’heure en heure à Gaza. La situation est telle que l’
ONU et La Croix Rouge ont décidé de suspendre leur action sur place car elles font face à des pressions constantes.
En deux semaines, l’on dénombre 785 morts du côté palestinien et environ 3 000 blessés.
Une résolution a pourtant été votée ce matin par l’ONU qui demandait « un accès sans entrave » pour les ONG chargées d’acheminer des vivres mais aussi du matériel médical, des médicaments et des carburants à la population. Rien ne semble pouvoir pourtant arrêter Israël et l’ONU a même dénoncé une violation du droit humanitaire pouvant entraîner une accusation de crimes de guerre.
Etant donné la situation terrible à Gaza, l’agence de l’ONU, l’UNRWA, qui est chargée du sort des réfugiés palestiniens, a décidé de suspendre ses activités « en raison de l’augmentation des actes hostiles contre ses installations et son personnel ». Cette organisation gérait l’école de Djabalia qui a été bombardée et où 45 personnes sont mortes sous les tirs israéliens.
La Croix-Rouge a accusé l’armée israélienne de faire barrage aux ambulances durant plusieurs jours, ambulances chargées de secourir des blessés. La Croix-Rouge et Le Croissant-Rouge se disent choqués.
L’armée israélienne a aussi bombardé une maison de Gaza dans laquelle étaient rassemblés 110 Palestiniens civils sous couvert de l’armée. La moitié était des enfants. 30 personnes sont mortes. Israël a simplement demandé une enquête.
Selon le Hamas, 34 % des Palestiniens tués seraient des enfants. Selon l’ONU, le quart des Palestiniens tués sont des civils. Il s’agit donc d’une question de vie ou de mort pour ceux qui vivent encore à Gaza.
Jusqu’alors, on pouvait comprendre les motivations israéliennes sans pour autant y souscrire, mais il est de plus en plus vrai que cet acharnement sans respect des droits de l’homme fait qu’il est de plus en plus difficile de cautionner de tels actes, surtout s’ils sont désavoués par l’ONU et la Croix-Rouge.
Face à ce conflit meurtrier, on entend le silence assourdissant de
Barack Obama… Sa première faute politique ?

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