Israël poursuit ses bombardements dans la bande de Gaza depuis trois jours maintenant.
Ce matin, c’est l’Université islamique qui a été bombardée : elle est considérée comme l’un des lieux les plus importants abritant les membres de Hamas. Un autre bâtiment du gouvernement a également été touché.
Le dernier bilan donne plus de 300 personnes tuées depuis samedi et l’on dénombre plus de 1 400 blessés.
En outre, Israël a fait rappeler 6 500 réservistes tandis que des chars stationnent à la frontière. L’action pourrait donc prendre la forme d’une intervention terrestre.
Le Premier ministre israélien Ehoud Olmert semble être déterminé et ne pas vouloir céder aux pressions internationales. La ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a déclaré que le but n’était pas de réoccuper la Bande de Gaza mais d’empêcher le Hamas de faire de la contrebande d’armes et de former « une petite armée ».
Du côté des Palestiniens, Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne a appelé le Hamas à un cessez-le-feu pour « arrêter le bain de sang ».
À Beyrouth au Liban, Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a demandé à ses troupes de se tenir en alerte dans le sud du pays en cas d’attaques israéliennes. Il s’en est pris à l’Egypte en demandant au gouvernement égyptien l’ouverture du point de passage de Rafah.
Des manifestations se sont déroulées dans toute la région ainsi qu’à Londres où environ 700 personnes se sont réunies devant l’ambassade d’Israël. 1 300 personnes ont également défilé à Paris, Madrid et Ankara.
Le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence et a demandé de « cesser immédiatement toutes les violences » dans la bande de Gaza.

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