Dans la nuit de samedi à dimanche, 7 jeunes âgés de 17 à 19 ans, ont été hospitalisés à Montpellier après avoir absorbé du
GBL. Ils assistaient à une soirée techno au Zénith. Un policier a déclaré à Midi-Libre : « Ils ne voulaient pas payer une bouteille de whisky à 75 euros, donc ils se sont procuré une bouteille de solvant à 15 euros ». L’un d’entre eux est toujours hospitalisé.
Rappelons que le GBL est un produit très dangereux mais que l’on trouve librement dans l’industrie en tant que solvant à peinture, époxy ou vernis à ongles. Il fait fondre le plastique, décape et blanchit et on l’utilise aussi pour effacer les graffitis. Cela dit, il a aussi des propriétés euphorisantes et son prix très abordable fait que les jeunes l’utilisent de plus en plus en remplaçant de drogues plus chères. Ses effets peuvent être très graves : palpitations, irritation des muqueuses, foie surmené, œsophage abîmé et dans les cas les plus graves un coma mortel peut survenir en cas de surdosage et de mélange avec de l’
alcool. Comme le GHB, « la drogue du violeur », le GBL est inodore et incolore et peut être versé dans un verre à l’insu d’une personne.
Déjà en février, neuf personnes avaient été hospitalisées et quatre étaient tombées dans le coma. Ce phénomène devient de plus en plus inquiétant mais pour l’instant, les autorités françaises ne se saisissent pas du problème et n’entendent pas réglementer… D’autres pays européens pourtant contrôlent la commercialisation du GBL à l’instar de la
Grande-Bretagne et de l’Italie.

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