Le GBL est le sigle correspondant au gamma-butyrolactone qui est un dérivé de l’acide gamma-hydroxybutyrique (GHB). On l’utilise dans l’industrie en tant que solvant à peinture, époxy ou vernis à ongles. En effet, ses caractéristiques sont d’être très acides et il fait fondre le plastique, il blanchit et décape les vernis. Dans le corps humain, le GBL se transforme en GHB en produisant les mêmes effets, soit ceux d’un psychotrope dépresseur qui est utilisé à des fins médicales. Le GHB a d’ailleurs été utilisé comme anesthésique hypnotique dès les années 1960, cependant, ce dernier est nettement moins toxique que le GBL pour des effets équivalents. Ainsi, le GHB peut provoquer un état euphorique, une relaxation, une augmentation de la libido ainsi que la production d’hormone de croissance. Malheureusement, le GHB est aussi utilisé comme une drogue pour provoquer un état de désinhibition proche de l’ivresse ou comme complément alimentaire chez les bodybuilders. Plus grave encore, le GHB est aussi appelé « la
drogue du viol » car, dissout dans un verre, il provoque un état hypnotique et des amnésies.
Or, la semaine dernière, neuf personnes ont été hospitalisées dans l’Hérault après avoir absorbé du GBL et Loana aurait avoué en avoir pris. Quatre personnes sont tombées dans le coma et auraient pu décéder. Ce solvant, disponible et peu cher, peut entraîner de très graves conséquences comme un coma qui peut être mortel en cas d’overdose. En outre, il faut qu’il soit très fortement dilué étant donné sa forte concentration d’acide (soude caustique). Même si cette pratique n’est pas encore très courante en France, détourner ce solvant industriel que l’on peut acheter partout, est un procédé très dangereux car il provoque des réactions différentes selon les personnes : euphorie, sommeil profond, vomissements, troubles de la mémoire, troubles respiratoires, perte d’inhibitions, etc.
Le plus grave… C’est que le GBL n’est pas considéré comme une drogue mais il en devient une après ingestion et de plus, son prix est très abordable. Un gramme de GBL peut être acheté entre 0,09 et 2 euros sur Internet. Selon l’Observatoire européen des drogues, le GBL n’est pas encore très consommé en tant que drogue et pour l’instant il n’est pas question de l’interdire. Seules des mesures de surveillance sont prises seulement sur des bases volontaires. Certains pays le contrôlent comme l’Italie, la Lettonie et la Suède et son contrôle fait débat au Royaume-Uni…

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