Le cannabis reste le produit illicite le plus consommé en France. En effet, toutes les classes d’âge et tous les milieux sont concernés bien que le joint fasse beaucoup plus d’adeptes chez les jeunes, qui se tournent aussi de plus en plus, rappelons-le vers une drogue licite toute aussi dangereuse : l’alcool. En 2007, une étude de l’Office français des drogues et des toxicomanies a publié un rapport qui faisait état en France de 4 millions de consommateurs dont 1,2 million d’utilisateurs réguliers (au moins 10 fois par mois) et 550 000 usagers quotidiens. Or, la moitié des usagers réguliers montraient des signes alarmants comme des troubles de la mémoire, une grande fatigue, des dérèglements dans les relations avec les proches, voire des signes de dépendance potentielle… Les jeunes hommes de moins de 35 ans seraient les plus grands consommateurs.
Or, une étude réalisée par une équipe de Seattle tend à démontrer que la consommation fréquente de cannabis apportait un risque accru de développer le cancer du testicule dans sa forme la plus agressive. Elle a voulu en effet comprendre pourquoi le cancer des testicules augmentait de 3 à 6 % par an depuis les années 1950 aux Etats-Unis, au Canada, en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Cette enquête a porté sur 369 hommes atteints de ce type de cancer et âgés de 18 à 44 ans et le comparatif a été fait sur 979 hommes en bonne santé. Cette étude a démontré que le risque de cancer du testicule était augmenté de 70 % chez les fumeurs de cannabis. Ce risque de cancer était multiplié par deux pour ceux qui fumaient de manière hebdomadaire et/ou depuis longtemps. Le type de cancer incriminé affecte les hommes de 20 à 35 ans et il représente environ 40 % des cas. D’autres études faites auparavant avaient déjà montré qu’une consommation régulière de cannabis avait des effets sur les systèmes endocriniens et reproductifs, soit une baisse de la qualité du sperme. Cette consommation régulière pourrait également diminuer le taux de testostérone et entraîner une impuissance…
On connaît aussi d’autres conséquences de la consommation de cannabis : maladies respiratoires et cancérigènes (un joint équivalent à 20 cigarettes) et troubles psychiatriques. Ainsi, les conducteurs sous influence du cannabis ont 1,8 fois plus de risques d’être responsables d’un accident mortel. Il augmente évidemment en association avec la consommation d’alcool, ce qui est de plus en plus fréquent. Ainsi, le joint est plus dangereux pour les bronches et la fumée des joints contient deux fois plus d’hydrocarbures polyaromatiques carcinogènes que celle de la fumée de cigarettes d’autant plus qu’on fume un joint sans filtre et jusqu’au bout et que l’inhalation est plus profonde. L’absorption de monoxyde de carbone dans le sang serait 5 fois plus importante qu’après une cigarette.
En Europe, la législation est différente selon les pays. En France, la consommation de cannabis est toujours illégale. La loi du 31 décembre 1970 interdit la détention, l’achat et l’usage des stupéfiants. La peine peut aller de 1 an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende pour un simple consommateur avec un programme thérapeutique. Depuis 2003, la conduite sous l’emprise de stupéfiants peut valoir deux ans de prison et 4 500 euros d’amende. Chaque année, environ 90 000 personnes sont interpellées et 5 000 infractions ont été relevées en 2005 pour conduite sous l’emprise de stupéfiants…
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