Florence Cassez, jeune femme condamnée au Mexique à 60 ans de prison pour enlèvement en bande organisée (trois enlèvements et détention d’armes), va finalement purger sa peine au Mexique. C’est tout au moins ce qu’a indiqué le président Felipe Calderon, en pleine période électorale, alors que des pourparlers avaient été menés avec Nicolas Sarkozy au sujet d’un éventuel transfèrement de la jeune femme vers la France. Un groupe de travail avait été mis en place pour étudier ce transfèrement selon une possibilité qui existe dans la convention de 1983 signée par la France et le Mexique. Or, ce groupe de travail a conclu que la Française devait purger sa peine au Mexique : « Personne n’est au-dessus de la loi au Mexique. Le cas de Florence Cassez ne peut être une exception ». Les experts français avaient proposé une « médiation » afin de poursuivre le dialogue mais cette médiation a été refusée par les autorités mexicaines. En effet, les experts mexicains avaient relevé que si Florence Cassez était transférée en France, sa peine ne pourrait être exécutée en totalité puisque la loi française prévoit au maximum 30 ans de prison.
Le ministère des affaires étrangères français a exprimé sa « profonde déception ». Quant à Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, il a déclaré ce jour : « La France continuera à utiliser, à exploiter toutes les procédures internationales » afin d’obtenir ce transfèrement. Florence Cassez a toujours clamé son innocence dans cette affaire.

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