Cela porte le nombre de suicides en prison au chiffre faramineux de 90 depuis le début de l’année. Vendredi en fin d’après-midi, un détenu de 45 ans s’est pendu dans sa cellule dans la prison d’Ensisheim.
Selon le Parquet de Colmar, cet homme natif du Maroc, était condamné à une peine de 30 ans de réclusion criminelle avec 20 ans de peine de sûreté pour meurtre. Selon le
substitut du Procureur : « Incarcéré depuis 1996, cet homme était un détenu un peu difficile, des procédures disciplinaires étaient régulièrement prises à son encontre (…) Mais il n’était pas connu pour avoir des tendances suicidaires ».
Le détenu avait été placé en quartier disciplinaire dans la journée : il avait insulté le personnel et refusé de réintégrer sa cellule. Seul dans une cellule du quartier disciplinaire, il a été découvert pendu vers 18 h.
Ce suicide, d’après le représentant du personnel pénitentiaire, n’a rien à voir avec la mort du détenu jeudi à
Strasbourg, détenu qui aurait dû être hospitalisé.
Le délégué régional de l’Union générale des syndicats pénitentiaires, Carlo Di Egidio, a une fois de plus attiré l’attention sur « le cruel manque de moyens déployés par l’administration » afin de répondre à la surpopulation carcérale déjà dénoncée depuis des années et en hausse constante depuis ces derniers mois.

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