Eco-Emballages est chargée, depuis 1992, de gérer les contributions financières obligatoires des entreprises qui commercialisent des produits emballés pour le public, puis de distribuer les fonds récoltés aux collectivités locales qui sont chargées de la collecte des déchets et du recyclage.
Or, selon le ministère de l’Ecologie et du Développement durable, Eco-Emballages aurait placé de l’argent dans les paradis fiscaux à hauteur de 60 millions d’euros.
Bernard Hérodin, directeur général d’Eco-Emballages a été sommé de s’expliquer hier devant le ministère qui exige que toute la trésorerie soit replacée dans des fonds sécurisés et ce, le plus rapidement possible. De même, il a été demandé que ce genre de gouvernance ne se reproduise pas sous peine de suspension d’agrément pour cette société.
Du côté d’Eco-Emballages, on précise que « 80 % de notre argent est placé sur des fonds sécurisés via des banques européennes et 20 % sont investis dans des placements plus dynamiques, via un organisme financier basé à Zurich et qui a pignon sur rue ». Ce dernier placement serait de 55 millions d’euros et non de 60 millions, et cette somme est toujours placée dans deux fonds aux Pays-Bas et en Irlande, selon l’entreprise.
Rappelons que Eco-Emballages est une société privée à but non-lucratif qui a recueilli 411 millions d’euros en 2007, chaque entreprise versant en moyenne 0,6 centime d’euro par emballage.
Dans un communiqué, la société a affirmé avoir toujours réalisé des placements pour faire fructifier au mieux l’argent que lui avaient confié les entreprises. Ce communiqué précise qu’il n’y a « aucune remise en cause du respect de ses engagements vis-à-vis des parties prenantes, et notamment des collectivités locales sur les court, moyen et long termes ».

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.