Antoine, c’est ce petit garçon qui a disparu à Issoire dans le Puy-de-Dôme, il y a tout justement un an, le 11 septembre 2008. La mère, Alexandrine Brugerolle, un moment mise en cause, avait été relâchée. Cette dernière se plaint dorénavant que l’enquête n’avance pas selon son avocate, Maître Anne-Laure Lebert qui regrette « les maigres résultats obtenus » en déclarant que « l’enquête s’est malheureusement trop focalisée sur Alexandrine Brugerolle ».
À en croire le procureur de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, « l’enquête n’a pas connu d’avancée significative » malgré quelque 2 710 PV de gendarmerie. En outre, depuis cet été, ils ne sont plus que 11 gendarmes à enquêter dans la cellule « Disparition 63 » sur cette affaire, le procureur jugeant désormais « peu probable » de retrouver Antoine en vie.
Dans ces conditions, la mère du petit garçon a décidé d’écrire à Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Justice pour demander d’autres enquêteurs « sous l’autorité de la juridiction inter-régionale spécialisée de Lyon afin d’avoir un regard neuf sur ce dossier » selon l’avocate.
Rappelons aussi que la jeune mère avait été contrôlée en janvier au volant d’un véhicule alors que lors de l’enquête, elle avait toujours dit ne pas savoir conduire et de fait, n’avoir pu transporter son enfant dans une voiture… Placée en garde à vue, elle avait été relâchée… L’affaire avait été suivie par le même procureur, Jean-Yves Coquillat. La jeune femme était par ailleurs en sursis de 18 mois de prison pour une affaire de stupéfiants.

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