Et un scandale de plus ! La banque Dexia avait été sauvée de la faillite en septembre 2008 et son directeur, Axel Miller, avait été poussé à la démission. Il avait alors déclaré fin septembre qu’il ne demanderait aucun dédommagement, cela, sous la pression du gouvernement français qui avait, avec les états belges et luxembourgeois, aidé à sauver la banque (6,4 milliards d’euros injectés).
Or, le journal
Libération fait sa Une aujourd’hui sur le fait que Dexia aurait versé 8 millions d’euros de bonus à ses cadres alors même qu’elle va supprimer 900 emplois dont 250 en France. Le rapport annuel de Dexia publié lundi précise qu’Axel Miller s’est vu « récompensé » par une indemnité de départ de 825 000 euros ! Quant à son successeur, Pierre Mariani, son salaire est supérieur de 30 % à celui de l’ancien patron (1 million d’euros annuels).
Ces 8 millions d’euros de bonus versés aux cadres dirigeants seraient alloués à la partie française de Dexia, Dexia Crédit local. Selon la direction, cette somme doit être ramenée à 6,1 millions en prenant en compte les charges sociales. Ces bonus auraient été versés à 400 salariés selon les élus du personnel mais à 765 personnes selon le porte-parole de la direction. Cela dit, selon Libération, c’est le « top 100 » des salariés qui en aurait le plus bénéficié.
Face à cela, alors même que
Nicolas Sarkozy avait tempêté en disant que les bonus ne devaient plus être versés à des dirigeants de sociétés aidées par l’Etat, rien ne se passe. Patrick Devedjan sur
France 2 ce matin a juste dit : « Ce n’est pas bien. Mais il faut voir ce que contenaient les contrats »…

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