La Fédération des producteurs et éditeurs indépendants d’Aquitaine et la fédération professionnelle des labels indépendants (CD1D qui rassemble une centaine de labels) ont souhaité faire le point sur le projet de loi controversé
Hadopi. Philippe Couderc et Eric Petrotto ont donc organisé un débat pour s’organiser en syndicat et pour faire entendre leur opinion au sujet de la loi Création et Internet. Après une rencontre au
Printemps de Bourges, ils ont adressé une lettre ouverte aux députés chargés de voter la loi en y exprimant leur malaise tant la loi Hadopi semble surtout concerner les grandes maisons de disques. Ils ont donc tenu à mettre l’accent sur les fournisseurs d’accès à Internet qui utilisent un contenu qui ne leur appartient pas, sans reverser quoi que ce soit aux ayants droit. Un coup de pied aussi aux grandes majors, propriétaires également de sites Internet « Ceux qui possèdent les contenus sont ceux qui possèdent également les contenants ».
Ainsi, le site d’écoute gratuit Deezer pose des questions intéressantes sur le fait même de son existence : « Si l’internaute peut se construire gratuitement sa propre discothèque consultable à volonté, pourquoi achèterait-il de la musique sur les sites de téléchargement légaux ? »… Et là où le bât blesse c’est que Deezer aurait passé des accords avec
Universal par exemple afin d’acquérir le catalogue de musiques qui sont diffusées gratuitement… Une position évidemment très bancale pour la major !
En bref donc, en s’immisçant dans le débat concernant Hadopi, les labels indépendants veulent aussi avoir droit au chapitre en proposant la création d’une redevance prélevée sur le chiffre d’affaires des fournisseurs d’accès à Internet, cette redevance étant destinée directement à la création… Ce qui semble logique…
La Sacem est également mise en cause et ils insistent sur « la nécessité d’adapter son système de perception et de répartition aux nouveaux modèles technologiques ».
Les labels indépendants se positionnent donc contre la pénalisation des internautes mais pour la pédagogie et le dialogue comme on peut le voir sur la page d’accueil de leur site « Télécharger, c’est découvrir, acheter, c’est soutenir – cd1d ne réalise aucun profit et reverse 85 % de ses ventes ». http://www.cd1d.com/
Un point de vue intéressant qu’il conviendrait sans doute de prendre plus en compte…

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