Une enquête a été réalisée en 2007 par la
DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Celle-ci a été publiée lundi dans la revue trimestrielle de l’organisme « Concurrence et consommation ».
Elle porte sur le contrôle de certains
bijoux fantaisie et notamment des piercing.
Sur 445 contrôles de colliers, bagues, bracelets et boucles d’oreilles, les enquêteurs ont relevé 66 anomalies.
Ces anomalies concernent la conformité des produits mais aussi celle de la facturation ainsi que des pratiques commerciales trompeuses.
43 bijoux ont été analysés pour contrôler la teneur en nickel et en sels de plomb. Or , sept n’ont pas été jugés conformes aux réglementations. Quatre bijoux avaient une teneur en nickel supérieure au taux admis soit 0,5 mg par centimètre carré et par semaine, et un échantillon n’était pas conforme en ce qui concerne les sels de plomb.
Concernant la teneur du métal, deux échantillons étaient plus fins que le plaquage en or indiqué.
Cette enquête démontre que « fournisseurs, importateurs et détaillants connaissent peu la réglementation relative au nickel et pratiquement jamais la réglementation relative aux sels de plomb ».
Rappelons que le nickel est classé par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) dans les substances possiblement cancérogènes pour l’homme. Il est très allergisant. Les réactions les plus répandues sont les dermatites de contact provoquées par le port de bijoux fantaisie ou les accessoires vestimentaires.
Quant aux sels de plomb, en forte quantité, ils sont très toxiques (saturnisme) et sont parfois utilisés dans des alliages.
Un conseil donc : demandez bien à votre vendeur la composition exacte du bijou que vous désirez acheter.

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