Selon le
Crédit Foncier et son dernier bilan publié hier, le marché immobilier doit s’attendre encore à des prix à la baisse, avec une baisse maximale de 20 % en 2009. Ainsi, le résidentiel devrait chuter « 75 % de la demande nationale ne peuvent dépasser plus de 2 500 euros le mètre carré, alors que les vendeurs positionnent l’offre entre 3 000 et 3 500 m2 » peut-on lire dans son étude de marché. Le recul des taux d’intérêt devrait se poursuivre. Dans le neuf, les transactions sont en train d’augmenter avec une hausse des réservations chez les promoteurs tandis que l’on assiste toujours à la baisse des transactions pour l’immobilier ancien. Les prix confondus de l’immobilier neuf et ancien devraient donc continuer à diminuer mais l’on va noter des différences selon les types de logement et les villes.
Ainsi « Le prix des secteurs rural et semi-rural mal desservis, et qui représentent 40 % du nombre des transactions, pourrait baisser de 10 à 20 % alors que la périphérie proche, soit un tiers des acquisitions, devrait connaître un recul de 5 à 10 % » selon Jean-Michel Ciuch, directeur des études au Crédit Foncier.
Par contre, les immeubles se trouvant en centre-ville devraient mieux résister avec des baisses moindres, soit – 5 % au maximum. « Les prix devraient même se stabiliser dès le début 2010 ». Cette évolution pourra varier cependant en fonction des villes selon qu’elles sont plus ou moins résistantes à la crise. Cette tendance s’observe dans toutes les grandes agglomérations.
Pour finir, le Crédit Foncier ne s’attend pas à un
krach immobilier compte tenu de la pénurie de logements en France qui est estimée à 1,7 million de logements. Par contre, l’immobilier d’entreprise avec la surproduction de bureaux devrait souffrir davantage ainsi que l’immobilier commercial.

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