C’est l’UFC-Que Choisir, qui après une enquête, a révèlé que certainsétablissements, orientaient les clients vers le « crédit revolving » ! Cette enquête a été menée par 73 associations locales de l'UFC-Que Choisir, durant les mois de janvier et février 2009. Les constats sont « accablants » et « effarants », c’est le moins que l’on puisse dire.
Les personnes chargées de l’enquête, se sont mis dans le cas d’un ménage, qui désirait emprunter 2.500 euros pour remplacer l’électroménager de son domicile. Ils sont allés voir les établissements de crédit spécialisés, les Grands magasins ou grandes surfaces et les banques.
Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir, a indiqué que dans 72% des cas, les vendeurs ont orienté le consommateur vers le crédit revolving, alors que cette forme de crédit n'est pas du tout adaptée ni adéquat, au besoin du ménage désirant financer l'achat d'un bien, c'est plutôt un crédit dit « affecté » qui aurait dû être proposé. A noter, le crédit revolving, ne doit être réservé,que pour une personne, qui a besoin ponctuellement de besoin ponctuel d’argent !
Il faut aussi remarquer, que les établissements qui accordent des
crédits revolving, ne donnent aucune information claire et lisible, sur ce qui concerne le prêt octroyé, dont le taux d'intérêt est souvent très élevé, jusqu’à 20%, mais en plus ces établissements n’ont pas non plus vérifié, la solvabilité de l’emprunteur ! En deux mots comme en cent, Alain Bazot dit que « les établissements de crédit mettent le revolving sur la tempe des consommateurs », et une « grenade dégoupillée qui tombe dans de mauvaises mains », car ces demandes de crédit sont souvent opérés par des ménages à très faibles revenus ! Ces crédits revolving mènent souvent aux surendettements, avec tous les problèmes qui s’ensuivent !.
Cette enquête qui a été réalisée, sera portée, à la connaissance du gouvernement par la remise du dossier à la ministre de l'Economie
Christine Lagarde, lors de la réunion du 16.3.2009, dans le but de l'élaboration d'un texte de loi, qui visera à encadrer les pratiques de crédit à la consommation. Il est temps de réglementer ce genre de crédit, qui amène souvent les foyers, dans des situations inextricables.