Les recherches se poursuivent au large des Comores tandis que la boîte noire de l’A310 a été repérée. Pour l’instant, seule une jeune fille, Baya, est rescapée du crash qui s’est déroulé mardi. Son père a pu avoir sa fille au téléphone qui est encore sous le choc. Baya, 14 ans, voyageait avec sa maman qui elle, n’a pas eu la même chance. Baya, qui est originaire du petit village de Nioumadzaha situé sur la Grande Comore, habite Marseille. Sachant à peine nager, elle a pu s’accrocher à des débris et ses sauveteurs l’ont retrouvée tremblante après avoir passé 12 h dans l’océan. Transportée à l’hôpital, elle souffrait d’hypothermie mais son état est désormais satisfaisant. La jeune fille pourrait être évacuée vers Madagascar ou vers la France. Son père, Karim Bakari, a indiqué que Baya avait été éjectée de l’appareil. Elle lui aurait simplement signalé qu’elle s’est retrouvée dans l’eau et dans le noir et qu’elle entendait parler autour d’elle. Evoquant une jeune fille timide, il remercie Dieu mais ne cache pas sa colère vis-à-vis de Yemenia Airways car dans le crash, il a perdu son épouse. Toute la communauté comorienne est d’ailleurs furieuse et met en cause les « avions poubelles ». L’avion était interdit de vol en France ce qui n’empêchait pas des Français de l’emprunter… Il a ainsi déclaré à France Info : « Quand on dit que voilà, cet avion n’a plus le droit de venir en France, d’accord, mais on a oublié une chose : c’est que même à Sanaa, il y a des Français qui partent à l’étranger et ces Français-là, est-ce qu’on peut les laisser dans des avions cercueils ? Je ne crois pas, mais personne n’a jamais levé le petit doigt (…) Non seulement il y a de la colère, mais il y a de la haine aussi ».
|
|  |

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.