Alors que le monde entier a pu voir Clotilde Reiss prononcer des « aveux » manipulés de toutes pièces par le régime Iranien, la France a, de nouveau, exigé la libération immédiate de la jeune Française de 24 ans par la voix de Bernard Kouchner. Ainsi, le Ministre des Affaires étrangères a déclaré sur LCI : « Je veux m’adresser avec force aux autorités iraniennes : ces allégations ne tiennent pas, Clotilde Reiss n’est coupable de rien du tout. Nous voulons, nous exigeons, nous souhaitons au plus vite sa libération ».
Clotilde, passionnée par la civilisation iranienne, ne faisait rien d’autre qu’être enseignante à Ispahan mais elle a été arrêtée le 1er juillet à l’aéroport de Téhéran et a dû reconnaître devant le tribunal iranien, avoir participé à des manifestations et avoir envoyé un rapport sur la situation au service culturel de l’Ambassade de France. Or, d’après Bernard Kouchner : « elle n’a rien fait d’autre que de marcher pendant une heure une fois et une heure et demie une autre fois avec les manifestants ; elle n’a pas envoyé de rapport mais une note très brève au directeur de l’Institut de recherches iraniennes qui est un institut culturel comme nous en avons 27 autres dans le monde ».
La France a aussi demandé la libération d’une employée franco-iranienne de l’ambassade de France, Nazak Afshar, qui a également été arrêtée et qui comparaissait samedi devant le tribunal de Téhéran pour sa participation aux manifestations qui ont suivi l’élection controversée de Mahmour Ahmadinejad. La Grande-Bretagne défend également son employé local d’ambassade dans ce procès de pacotille. Quant à la Suède, Présidente de l’Union européenne, elle a aussi demandé la libération des personnes incriminées.
Que peut faire la France et que peut faire l’Europe ? Rien pour l’instant tant que personne ne connaîtra l’issue du procès car Clotilde Reiss a demandé sa grâce.
Certains observateurs évoquent déjà « la fin du cygne » : Mahmour Ahmadinejad continuant d’être critiqué dans son pays pour des élections truquées. Les manifestations se poursuivent d’autant plus que le pouvoir en place a demandé l’arrestation des opposants et des candidats malheureux à l’élection présidentielle… Mais rien n’est gagné dans cette affaire, le Président Iranien voulant prouver au monde qu’il est le seul chef dans son pays…
Par ailleurs, sous peine de perdre la face, la France ne pourra rester immobile si la jeune Française était condamnée à une peine de prison car celle-ci est désormais un symbole de l’oppression iranienne…

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